Mercredi 14 septembre 2011
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COMBATTRE TOUTE AUSTÉRITÉ, QU’ELLE SOIT DE DROITE, DE GAUCHE OU SYNDICALE
Refusant les termes de rigueur ou d’austérité – campagne électorale oblige –, le gouvernement fait passer au Parlement son «plan antidéficit» pour 2011. De fait,
la mise en place de l’austérité ne remonte pas au 24 août 2011, date des annonces du Premier ministre, mais est en marche depuis plusieurs années, en particulier avec la Révision générale des
politiques publiques (RGPP) et son pendant à l’hôpital, la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST). Tant la RGPP que la loi HPST ont été décidées au départ pour des raisons idéologiques,
au nom du libéralisme économique.
Nous en connaissons toutes les antiennes, du type: il y a trop de fonctionnaires, l’État ne peut pas tout faire, le privé gère mieux que le public, les
usagers-citoyens sont des clients, etc.
Dans les faits, il faut surtout diminuer les dépenses publiques pour diminuer dans le même temps la fiscalité sur les plus aisés et les grandes entreprises. Ce qui
est le cas en France depuis plusieurs années. On est ainsi en pleine logique de dumping fiscal et social, le tout au nom du dieu marché.
C’est aussi dans ce contexte que s’inscrivent les politiques d’austérité menées à des degrés divers dans nombre de pays actuellement, et particulièrement en
Europe.
C’est bien, comme nous ne cessons de l’expliquer depuis plusieurs années, une crise importante du système capitaliste avec une exacerbation des contradictions dont
on ne sortira, a minima, qu’en rétablissant de la réglementation à tous les niveaux.
C’est bien pour toutes ces raisons qu’il nous faut combattre toute austérité, et pour me faire comprendre, qu’elle soit de droite, de gauche ou
syndicale!
Bien entendu, il ne s’agit en aucun cas – faut-il le préciser? – de prendre position dans la campagne politique présidentielle. Nous resterons ce que nous sommes,
un syndicat, mais nous ne tairons pas nos analyses et nos revendications.
Combattre l’austérité, c’est militer pour l’augmentation des salaires, pour une grande réforme fiscale, pour la préservation des services publics et des régimes
sociaux, pour que les politiques publiques reprennent le pas sur les marchés, y compris dans le domaine industriel.
C’est aussi militer contre le dogme de la réduction des déficits et tordre le cou à l’idée fausse et démagogique selon laquelle le budget d’un État c’est comme le
budget d’un ménage!
Les faits montrent que nos analyses sont les bonnes, alors nous allons continuer à expliquer, revendiquer et construire le rapport de force.
C’est ce que nous faisons actuellement dans les meetings et c’est ce que nous ferons le 20 septembre.
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