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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 11:01

 

 

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 

 

Les syndicats membres de la Confédération européenne des syndicats ont lancé une campagne, dans chaque pays, pour l’augmentation générale des salaires.

Force Ouvrière s’inscrit, bien entendu, dans cette revendication.

Le fait qu’elle soit concomitante dans tous les pays est une nouveauté appréciable car elle s’inscrit de manière solidaire, à rebours des logiques d’austérité et de dumping social.

Nous n’oublions pas qu’au moment où les entreprises du CAC 40 en France explosent leurs bénéfices, il n’est que justice que les salariés, cadres et non-cadres, réclament leur dû et leur part. C’est une question de dignité sociale et d’efficacité économique. Et cela vaut pour le public comme pour le privé.

Il faut noter que le processus de financiarisation de l’économie depuis les années 1980 a conduit à prélever de plus en plus pour les dividendes, au détriment des salaires et des investissements. Et quand cela commence à se redresser timidement pour les salaires, ce n’est pas au détriment des dividendes mais de l’investissement.

De fait, ce mouvement généralisé de financiarisation agit comme un prélèvement ou une captation, sur les salaires comme sur les recettes publiques.

Redresser la barre est donc une ardente obligation, en particulier en Europe. Diminuer la rente financière au profit des investissements publics et privés et au profit des salaires, tel est l’objectif.

Les syndicats en Europe, syndicats de la feuille de paye ! Cela n’est pas fait pour nous déplaire, loin s’en faut, car cela répond non seulement à une revendication et à une attente mais aussi à l’un des rôles essentiels du syndicat.

 
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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 14:22

 

COMMUNIQUE DE PRESSE FEC FO

 

Les chiffres viennent de tomber et une fois de plus, ils ne sont pas bons pour la branche AFB.

 

Pour l’année 2016, c’est encore plus de 1 200 emplois qui ont été détruits dans les banques AFB malgré les milliards d’euros de bénéfices en 2016 (plus de 20 en 2016 pour les banques françaises), et les aides de l’Etat en millions d’euros pour ces mêmes banques dans le cadre du CICE et du pacte de responsabilité.

Et pourtant ces aides devaient défendre et créer de l’emploi !

 

Pour FO banques et Sociétés Financières, une fois de plus, les salariés payent la note car ces destructions d’emplois sont sources de détérioration des conditions de travail ainsi qu’anxiogènes en termes de perspectives de garder son emploi.

 

En 2016 la branche AFB enregistre 13 400 départs pour 12 350 embauches en CDI sur la même période.

 

C’est scandaleux dans une période où les bénéfices se chiffrent en milliards d’euros et que les aides de l’Etat en millions d’euros devaient théoriquement maintenir ou développer l’emploi.

 

FO Banques et Sociétés Financières condamne cette politique de l’emploi que rien ne justifie si ce n’est l’appétit de bénéfices toujours plus grand de l’actionnaire et des dirigeants des banques.

 

FO Banques et Sociétés Financières saisira la ministre de l’emploi concernant ces destructions d’emplois.

 

Pour plus d’informations :

Sébastien BUSIRIS

Responsable FO Banques et Sociétés Financières

06 73 24 91 19

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 10:11
Edito JEC FEC FO juin 2017
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 13:33

 

En 2016, FO a combattu la loi travail, sur la méthode et sur le fond, en demandant son retrait puis son abrogation.

 

En 2017, FO reste fidèle à ses positions et à son comportement de syndicat réformiste militant, libre et indépendant.

 

Face aux ordonnances annoncées et à la concertation entamée, FO, dans l’attente de textes précis de la part du gouvernement, rappelle aux pouvoirs publics ses analyses, ses revendications et ses lignes rouges, fondées sur la liberté de négociation, la liberté syndicale et le respect des principes républicains.

 

Il appartient au gouvernement et au président de la République de savoir s’ils en tiennent compte.

 

Si tel n’était pas le cas, FO n’hésiterait pas, comme l’a décidé le dernier CCN, à mobiliser contre ce qu’elle considèrerait comme une loi travail XXL.

 

 

Paris, le 15 juin 2017

Votée à l’unanimité –2 abstentions

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 11:18

 

 

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 

Rencontre entre Jean-Claude Mailly et la nouvelle ministre du Travail, Mme Pénicaud, le 1er juin 2017. Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

 

La concertation avec le gouvernement se poursuit avec la ministre du Travail, après le président de la République et le Premier ministre.

Elle va continuer tout l’été, d’abord avec les thèmes devant faire l’objet du projet de loi d’habilitation des ordonnances, puis sur le contenu même des ordonnances, qui devrait être ratifié par le Parlement fin septembre après un Conseil des ministres vers le 20 septembre.

Nous avons rappelé notre attachement viscéral à la liberté de négociation à tous les niveaux, en insistant sur celui de la branche et des conventions collectives nationales. Nous avons plaidé pour qu’au-delà des six thèmes de négociation obligatoire au niveau des branches il en soit rajouté. Nous avons également rappelé notre revendication de liberté de désignation du délégué syndical, conformément à notre plainte devant le Bureau international du travail. S’agissant des institutions représentatives du personnel, nous avons notamment plaidé pour que le CHSCT conserve sa personnalité morale et qu’on renforce ses moyens de fonctionnement, y compris en heures de délégation en cas de délégation unique du personnel.

Sur les indemnités prud’homales, nous avons demandé la possibilité pour le juge de pouvoir dépasser de manière motivée le plafond qui, par ailleurs, doit être le plus élevé possible.

Nous avons également rappelé nos positions sur le référendum.

Enfin, nous avons, entre autres, abordé le droit syndical et son exercice, le relèvement des indemnités légales en cas de licenciement et des dispositions sur l’égalité professionnelle.

Nos interlocuteurs ont pris note et la concertation va se poursuivre.

On peut constater que la concertation, contrairement à celle sur la loi Travail, est réelle. Reste à savoir si nous serons entendus ! Comme je l’ai déjà indiqué, nous ne sommes ni naïfs, ni suspicieux, nous jugerons les actes et ajusterons nos réactions en conséquence.

Une « feuille de route » devrait nous être adressée en début de semaine. Nous réagirons en fonction de nos positions et revendications.

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 12:12

 

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 

Photographie: F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

 

La semaine dernière ont eu lieu les premiers contacts avec le nouvel exécutif gouvernemental. D’abord le président de la République, puis le Premier ministre et la ministre du Travail.

Le calendrier, la méthode et le contenu (c’est-à-dire le fond et la forme) ont été au centre de ces rencontres.

Si le président de la République entend donner le cap et les grandes orientations, renvoyant leur mise en œuvre au gouvernement, il apparaît évident – c’est la logique de la Constitution et du quinquennat – qu’il surveillera tout cela comme le lait sur le feu.

S’agissant du calendrier nous avons plaidé pour sa détente, considérant qu’une adoption définitive des ordonnances en août serait de mauvais augure.

Sur la méthode et les ordonnances, nous avons rappelé que tout dépend de leur contenu.

Sur le fond, j’ai tenu, outre les questions européennes et internationales, le pouvoir d’achat et la fonction publique, à insister sur ce que nous appelons l’ADN de Force Ouvrière, à savoir la liberté de négociation, l’articulation des différents niveaux de négociation et le rôle essentiel de la branche, rôle mis à mal, s’agissant du temps de travail, par la loi dite El Khomri.

Ont également été abordées les questions des institutions représentatives du personnel, du plafonnement des indemnités prud’homales et, plus succinctement, l’Assurance chômage.

Il va falloir maintenant que les choses s’éclaircissent sur ce que l’on peut appeler «la flexibilité de l’exécutif» sur ses orientations.

Et, comme d’habitude, nous défendrons nos positions et jugerons sur les actes.

Tout est possible. Nous sommes prêts à la concertation, conformément à notre pratique réformiste exigeante, mais nous n’accepterons pas une loi Travail XXL.

Comme le disait Guillaume d’Orange, ce que me rappelait hier une ancienne confédérale, Paulette Hofman : «Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.»

Et nous avons bien l’intention de réussir. 

 
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 15:06

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Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de FO, sur le perron de l’Elysee, après son entretien avec Emmanuel Macron, Président de la République. © Denis ALLARD/REA

 

Le président de la République Emmanuel Macron a reçu l’ensemble des interlocuteurs sociaux en tête à tête le 23 mai pour évoquer la réforme du droit du travail, dont il a fait sa priorité. Si les contours restent flous, Jean-Claude Mailly a plaidé pour une concertation sur le fond.

 

En campagne, Emmanuel Macron se disait déterminé à aller vite sur la réforme du droit du travail. Moins de trois semaines après son élection, il a reçu le 23 mai en tête à tête l’ensemble des leaders syndicaux et patronaux représentatifs. Jusqu’à présent l’exécutif, encouragé par le Medef, évoquait une loi par ordonnance au cours de l’été pour une mise en application dès la rentrée.

 

Jean-Claude Mailly a été reçu en fin de matinée. Les contours de la réforme n’ont pas été précisés. Le coeur du sujet sera abordé le 24 mai lors d’une rencontre en bilatérale avec le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

 

Dans l’immédiat, seuls les grands axes ont été dévoilés et trois sujets, dans la droite ligne de la loi Travail, sont sur la table. En matière de négociation collective, le chef de l’État souhaite augmenter le nombre de domaines, au-delà du temps de travail, pour lesquels l’accord d’entreprise primerait sur l’accord de branche. Il a aussi promis d’instaurer un référendum à l’initiative de l’employeur pour faire passer un accord minoritaire.

 

Le respect des différents niveaux de négociation, l’ADN de FO

 

Lors de la rencontre, Jean-Claude Mailly a insisté sur l’ADN de Force Ouvrière, à savoir le respect des différents niveaux de négociation, dont la branche. Il a également rappelé son attachement à la liberté de négociation.

 

Autre sujet de désaccord, le plafonnement des indemnités prudhommales en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, souhaité par le chef de l’État. C’est un problème pour FO, qui y voit un risque de dérive et qui considère que le juge doit garder le dernier mot.

 

Dernier point, la simplification des instances représentatives du personnel. FO n’est pas contre une rationalisation, mais avec les moyens nécessaires, et en préservant la responsabilité juridique du CHSCT.

 

FO contre tout passage en force

 

Jean-Claude Mailly a surtout plaidé en faveur d’une vraie concertation sur le fond, au-delà d’une simple consultation, avec le temps nécessaire et une écoute du gouvernement. Alors que la contestation contre la loi Travail est encore dans les esprits, il a insisté sur la nécessité de ne pas précipiter les choses. Il a demandé à ce que le calendrier soit détendu et que les ordonnances ne soient pas publiées en août comme initialement prévu, pour éviter le passage en force.

 

Nous sommes prêts à travailler en juillet et en août mais certains problèmes ne seront pas réglés en trois réunions, a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre, dans la cour de l’Élysée. Le calendrier reste à confirmer. J’ai senti qu’à priori, il y a des marges de manœuvre, à confirmer dans les jours à venir.

 

Sur la forme, Jean-Claude Mailly n’est pas fondamentalement opposé à une législation par ordonnance, à l’origine de la Sécurité sociale de 1945 et de la cinquième semaine de congés payés. C’est un outil, ou l’on est d’accord avec son contenu, ou l’on est en désaccord et l’ordonnance est un passage en force, explique-t-il. Cela suppose donc une vraie concertation.

 

Une concertation préalable avec l’ensemble des interlocuteurs sociaux par ailleurs imposée par le premier article du code du travail, dès lors que le gouvernement souhaite engager une réforme sociale.

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 09:29

 

 

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 

Photographie: F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

 

À l’heure où ces lignes sont écrites, nous ne connaissons pas encore la composition du gouvernement arrêtée par le président de la République.

 

Ces derniers jours les médias bruissaient de noms divers et variés.

 

L’essentiel n’est pas là bien entendu, même si le choix des femmes et des hommes composant un gouvernement n’est pas anodin.

 

Ce qui compte, c’est la nature de la politique économique et sociale qui va être menée, tant sur le plan européen que sur le plan national.

 

De ce point de vue, souffrir aujourd’hui dans l’espoir d’être mieux demain n’est pas la solution.

 

Non seulement parce qu’il n’est pas juste de souffrir, mais de surcroît rien ne garantit que ça ira mieux demain, bien au contraire.

 

Nous serons donc particulièrement vigilants sur les premières annonces économiques et sociales du nouvel exécutif, tant sur le contenu que sur la méthode, les deux étant d’ailleurs étroitement liés. Comme le disait Victor Hugo «la forme est le fond qui remonte à la surface».

 

Ainsi si le contenu d’une ordonnance nous convient, il n’y a guère de problème. Cela suppose au préalable une vraie concertation et de sérieuses révisions et précisions du côté des pouvoirs publics.

 

Un bon praticien vérifie toujours si l’ordonnance qu’il prescrit sera supportée par le corps !

 

Mais si l’ordonnance est le véhicule utilisé en plein été pour aggraver la situation des salariés, alors il y aura un gros problème. En particulier, nous n’accepterons pas une loi Travail XXL.

 

Nous ne faisons pas, c’est notre comportement habituel, de procès d’intention. Mais nous serons particulièrement attentifs et exigeants.

 

Et l’une des premières questions que nous poserons au président de la République sera : quelle est votre conception du dialogue social et de la négociation collective ?

 

Tout le reste découlera en grande partie de sa réponse.

 

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 17:32

 

En guise d’éditorial - FO Hebdo du mercredi 10 mai 2017 :

Extraits de l’interview de J.-C. Mailly au Parisien du lundi 8 mai 2017

 

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1er Mai 2017 à Paris. Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

 

Le Parisien : Quels enseignements tirez-vous des résultats de l’élection présidentielle ?

Jean-Claude Mailly : La montée des mouvements de rejet de l’autre, en France comme ailleurs, est due en grande partie aux politiques d’austérité menées en Europe. Cela fait plusieurs années que je le dis. Je l’avais expliqué à l’ex-président Hollande. Que s’est-il passé depuis 2002 ? Chômage en hausse, pouvoir d’achat en baisse, conditions de travail détériorées… tant qu’on ne cherchera pas à éradiquer les causes, le Front national prospérera. C’est là-dessus qu’on doit travailler et si on obtient des résultats, les scores de l’extrême droite baisseront. Emmanuel Macron a une responsabilité historique.

 

Son programme économique et social est-il à la hauteur de ce défi ou risque-t-il au contraire d’amplifier la fracture sociale ?

Ce que le nouveau président annonce, notamment en matière de Code du travail, m’inquiète. Sur le fond mais aussi sur la forme. Il veut agir très vite par des ordonnances au mois de juillet. Certes, il prévoit une concertation préalable avec les syndicats, c’est plutôt bon signe mais on n’en connaît pas la nature. Dans le même temps, il fait des déclarations pour le moins surprenantes. Comme la semaine dernière à Albi face à des salariés, lorsqu’il a déclaré qu’il y avait plus d’intelligence au niveau de l’entreprise que dans les états-majors syndicaux. Qu’est-ce que cela veut dire ? Comment considère-t-il notre rôle au niveau national ?

 

Qu’allez-vous lui demander ?

Que l’on débatte, que l’on discute à tous les niveaux, après chacun prend ses responsabilités. Je ne veux pas d’ordonnance sur les questions sociales. Au-delà de la méthode, nous ne voulons pas d’une loi Travail XXL qui ferait sauter les derniers verrous pour donner, par exemple, aux entreprises la possibilité de moduler par accord le temps de travail jusqu’à 48 heures. Ou qui ouvrirait la possibilité de décentraliser la question des salaires. Nous ne voulons pas non plus du plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, ni du référendum entre les mains de l’employeur.

 

Depuis décembre 2016, Emmanuel Macron répète pourtant que sa réforme du travail est « mûre » pour une adoption rapide. N’a-t-il pas été élu pour ce programme ?

Il est passé au premier tour avec 24 % des voix, et environ 65 % au second tour. Autrement dit, des gens qui n’ont pas voté pour lui au premier tour l’ont fait au second pour faire barrage au Front national. Et pas pour son programme. À partir du moment où ces soutiens par défaut sont nombreux, cela change la donne. Emmanuel Macron est-il prêt à modifier ses annonces dans le domaine du droit du travail ? Nous lui poserons la question.

 

Propos recueillis par Catherine Gasté (Le Parisien)

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 16:48
Mailly (FO) sera

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly à Paris, le 29 mars 2017

 

AFP, publié le mardi 09 mai 2017 à 16h09

 

Syndicats: Mailly (FO) assure qu'il sera reçu par Macron après son investiture.

 

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a assuré mardi qu'il sera reçu par Emmanuel Macron après son investiture, ajoutant qu'il profiterait de cette rencontre pour expliquer au nouveau président que son programme social comporte "beaucoup d'imprécisions".

 

Interrogée par l'AFP, l'équipe de M. Macron n'a pas confirmé.

 

Jean-Claude Mailly a déclaré lors de l'émission Ecorama, diffusée sur le site Boursorama, que cette rencontre aura lieu "après l'investiture, vraisemblablement je pense la semaine prochaine", sans plus de détails.

 

Sur son compte tweeter, M. Mailly a précisé qu'il sera reçu après l'investiture, "à partir" de la semaine prochaine.

 

"Ce sera, a priori du bilatéral", a-t-il ajouté sur Ecorama. Mais, a-t-il souligné, "si c'est pour nous recevoir et ne rien changer, ce n'est pas la peine: ça s'appelle de le communication".

 

Interrogés par l'AFP, les autres syndicats n'ont pas confirmé avoir de rendez-vous avec M. Macron la semaine prochaine.

 

Lors de la rencontre, M. Mailly prévoit de demander à M. Macron de ne pas réformer "en précipitant les choses".

 

"S'il veut rassembler, il faut qu'il évite les clivages, il faut qu'il soit capable de modifier les choses, de réviser certaines annonces", a-t-il ajouté. 

 

"Il y a beaucoup d'imprécisions dans les mesures annoncées", a encore regretté M. Mailly, donnant l'exemple de la réforme du Code du travail, voulue par M. Macron.

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