Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 15:34

DECLARATION COMMUNE CGT, FO, FSU,

Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

 

Les organisations syndicales de salarié-es et de jeunesse (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) ont pris acte et dénoncent la nouvelle utilisation du 49-3, véritable déni de démocratie, pour faire passer le projet de loi travail.

 

C'est bien la preuve, si celle-ci était nécessaire, que ce texte de régression sociale reste minoritaire. Soutenues par une large majorité de la population,  elles réaffirment leur opposition à ce projet et la nécessité de nouveaux droits pour les salarié-es, privé-es d'emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es. Ce sont encore plus d'un million qui ont participé à la votation citoyenne et signifié leur rejet de ce projet.

 

Les nombreux rassemblements et manifestations de ces derniers jours, notamment le 5 juillet, ont réunis plusieurs dizaines de milliers de participantes.

 

Les organisations syndicales et de jeunesse dénoncent les conditions contraignantes de manifestations qui ont empêché certain-es d'y participer.

 

Elles réaffirment que la liberté de manifester doit rester un droit.

 

Les mobilisations initiées depuis quatre mois n'ont pas été entendues par ce gouvernement. Qu'à cela ne tienne ! La détermination, malgré le passage en force à l'assemblée nationale, reste intacte et toute la période estivale sera l'occasion de la rappeler. Nombre d'initiatives locales, sur tout le territoire, sont déjà prévues et organisées de manière unitaire.

 

Les organisations syndicales et de jeunesse invitent l'ensemble des salarié-es, privé-es d'emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es à adresser une carte postale au président de la République pour lui assurer qu'ils seront toujours mobilisés à la rentrée !

 

Les organisations (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) donnent rendez-vous à l'ensemble des salarié-es, privé-es d'emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es pour une journée d'actions et d'initiatives le 15 septembre pour obtenir l'abrogation de la loi Travail et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives. Elles se retrouveront pour faire le point le 31 août.

 

Paris, le 8 juillet 2016

9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 10:54
LOI TRAVAIL :  on n'oublie rien !!!
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 14:36

Éditoriaux de Jean-Claude Mailly

FO Hebdo

 

 

Une série de rencontres bilatérales, faisant suite à notre demande, a eu lieu avec le Premier ministre.

 

Déterminés et pragmatiques, nous avons obtenu que la branche, c’est-à-dire les conventions collectives nationales, continue à jouer un rôle demain. Ce que ne prévoyait pas le projet de loi. Cela montre bien qu’il n’était pas bon et qu’il peut bouger ! Même la CFDT, qui voulait que rien ne bouge, doit s’y plier.

 

Mais c’est loin d’être suffisant pour que le projet devienne acceptable.

 

En effet, sur le fameux article 2 concernant la durée du travail, l’inversion de la hiérarchie des normes persiste.

 

Sur ces questions, la discussion a été tendue avec le Premier ministre. Prenons deux exemples parmi d’autres :

- La possibilité ouverte de payer moins cher les heures supplémentaires va conduire à baisser le pouvoir d’achat des salariés. À ma question : « Pourquoi le gouvernement veut-il baisser le pouvoir d’achat », je n’ai pas eu de réponse.

- En laissant, pour le temps partiel, l’entreprise négocier les délais de prévenance (au lieu de la branche) entre trois et sept jours, nombre de salarié(e)s (78 % des temps partiels concernent les femmes) vont connaître une diminution de ces délais, ce qui va notamment impacter l’équilibre, déjà fragile, entre vie privée et vie professionnelle.

 

Et je ne parle pas d’autres articles qui vont faciliter les licenciements et favoriser (y compris à titre préventif !) les baisses de salaires.

 

Sur l’article 2, il y a un mur composé de trois briques : Valls, Gattaz et Berger, qui organisent, pour des raisons diverses, la remise en cause, via les flexibilités, des droits des salariés.

 

Dans notre rôle syndical, nous ne l’accepterons jamais et nous allons continuer à le faire savoir ici, maintenant et demain. 

30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 11:53

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 

Manifestation contre la loi travail (11e) le 28 juin 2016 entre la Bastille et la place d’Italie à Paris. . Photographie : F. Blanc / FO Hebdo - CC BY-NC 2.0

 

Le bon sens, la responsabilité, la nécessité de respecter les droits fondamentaux, dont la liberté de manifester, l’ont finalement et heureusement emporté. Il aura fallu, pour ce faire, que nous prenions l’initiative de demander un rendez-vous rapide au ministre de l’Intérieur et que celui-ci l’ait accepté.

 

C’est ainsi qu’une solution a pu être trouvée.

 

Tout cela montre que lorsque les deux parties sont prêtes à dialoguer sérieusement, un accord peut être trouvé.

 

Ce serait bien qu’il en soit ainsi sur le cœur du sujet, le projet de loi Travail !

 

Nos positions sont connues et elles le sont à tous les étages des pouvoirs publics et du Parlement.

 

Le problème c’est qu’on a le sentiment qu’entre les étages, l’ascenseur fonctionne mal. Mon expérience militante me conduit à dire que je n’ai pas connu un conflit qui dure aussi longtemps. Et nous savons tous que pour qu’un conflit se termine correctement, il faut qu’il y ait un vrai dialogue.

 

C’est pour cette raison que nous avons suggéré au Premier ministre de réunir sur une journée, en contacts bilatéraux, les interlocuteurs sociaux.

 

Bien entendu, cette proposition ne vaut que si un véritable dialogue s’instaure.

 

Abandonner le projet de loi Travail tel qu’il est relève aussi du bon sens au regard du référendum qui vient de se dérouler au Royaume-Uni sur le Brexit. Nombreux sont en effet les commentaires, y compris officiels, expliquant qu’il y a urgence à ce que l’Europe renoue avec les citoyens.

 

Or des projets de loi comme celui sur le travail en France, ou ailleurs, font partie des engagements européens qui salissent l’idée européenne et qui la discréditent aux yeux des travailleurs.

 

La sagesse et la raison devraient l’emporter.

 

Dans tous les cas, nous poursuivrons notre combat de résistance et de progrès. 

 

Retrouvez les éditoriaux de Jean-Claude Mailly sur force-ouvriere.fr

18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 12:17
SYNDIQUEZ-VOUS ET SYNDIQUEZ AUTOUR DE VOUS !
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 11:40

 

La Commission Exécutive de FORCE OUVRIERE dénonce les propos du Premier ministre qui, face à un projet de loi multi

minoritaire (contesté par 60% de syndicats représentatifs et

imposé au 49.3 en première lecture à l’Assemblée Nationale),

refuse tout dialogue social.

 

En surfant sur des violences inacceptables que FORCE

OUVRIERE a toujours fermement condamnées, en accusant les syndicats et en menaçant d’interdire les manifestations, le

Premier Ministre manque de sang-froid et de responsabilité.

 

Depuis plusieurs mois FORCE OUVRIERE met, en particulier, l’accent sur les points les plus dangereux du projet de loi dont l’inversion de la hiérarchie des normes qu’elle n’acceptera jamais.

 

La Commission Exécutive appelle les pouvoirs publics à se

ressaisir et, plutôt qu’invoquer le dialogue social, à pratiquer

sérieusement et concrètement la concertation indispensable dans une démocratie. FORCE OUVRIERE a déposé des propositions précises.

 

D’ores et déjà la Commission Exécutive de FORCE OUVRIERE prévient que s’il prenait l’idée au gouvernement de passer en force à l’Assemblée Nationale en juillet avec le 49.3, elle ne

lâcherait pas, y compris à la rentrée.

 

Adoptée à l’unanimité

 

 

Paris, le 16 juin 2016

16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 11:47

CGT – FO – FSU – Solidaires – UNEF – FIDL – UNL

 

Massive, dynamique, combattive, revendicative, la manifestation nationale unitaire d'hier à Paris et en province est une grande réussite. Elle illustre la détermination sans faille des salarié-e-s, des privé-e-s d’emploi, des jeunes et des retraité-e-s à gagner le retrait du projet de loi Travail et à obtenir de nouveaux droits.

 

Les organisations dénoncent une nouvelle fois les violences qui ont émaillé les abords de la manifestation. Leur service d’ordre a joué son rôle en assurant le bon déroulement du cortège syndical.

 

Les organisations demandent au gouvernement de garantir les bonnes conditions d’exercice du droit de manifester. Il est de sa responsabilité d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

 

Le Premier ministre assimile les manifestants à ceux qu’il qualifie de casseurs et rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore.

 

Il veut interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème !

 

C'est inadmissible !

 

Le gouvernement refuse d'entendre !  Il cherche à détourner l'opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi. Les organisations quant à elles restent centrées sur : l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l'emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail. Autant d'éléments dans le projet de loi qui en l'état sont défavorables aux salariés.

 

Comment peut-il continuer de mépriser ainsi l'expression de millions de salarié-e-s, de privé-e-s d’emplois, de  jeunes et de retraité-e-s ?

 

Comment peut-il refuser le dialogue que demandent les organisations depuis des mois ?

 

Le Président de la République reste silencieux après le courrier des organisations syndicales du 20 mai. Restera-t-il de marbre devant les milliers de votations que lui remettront les organisations le 28 juin prochain ?

 

D'ores et déjà des dizaines de milliers de votation pour le retrait  du projet de loi sont recueillies. Les organisations appellent les salarié-e-s, les privé-e-s d’emploi, les jeunes, et les retraité-e-s à voter massivement.

 

Depuis trois mois se multiplient les pétitions, manifestations, grèves, occupations de lieu de travail... le rejet du projet de loi est bien réel et il demeure profondément ancré y compris dans l'opinion publique.

 

Les organisations appellent à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement et à participer massivement aux journées de mobilisation nationales les 23 et 28 Juin prochains :

 

  • Le 23 juin, pendant l’examen au Sénat (grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse …) ;
  • le 28 juin prochain, date prévue du vote du Sénat, pour remettre la votation citoyenne auprès des préfectures et à la Présidence de la République pour la région parisienne et en organisant des grèves et des manifestations.

 

Elles se retrouveront le 24 juin prochain.

 

 

Les Lilas, le 15 juin 2016

15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 10:43

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 


 

À l’heure où ces lignes sont écrites, nous sommes à la veille de notre manifestation nationale du 14 juin à Paris.

 

Tout en restant fermé sur le projet de loi Travail, le gouvernement a espéré déminer le conflit par arrosages catégoriels. Certes, ce qui est pris n’est plus à prendre mais force est de constater que sa tactique fait chou blanc.

 

Depuis plus de trois mois, nous ne cessons de répéter, d’expliquer que ce projet contient nombre de points inacceptables et dangereux pour les salariés, dont la fameuse inversion de la hiérarchie des normes.

 

La semaine dernière, à l’occasion d’un déplacement à la Conférence internationale du travail à Genève, j’ai pu non seulement prendre la parole mais aussi répondre, lors d’une réunion, aux questions de syndicats étrangers sur la situation française. Nos camarades grecs ont d’ailleurs confirmé que leur pays a servi de laboratoire en la matière.

 

À différentes reprises, j’ai expliqué que Force Ouvrière n’avait pas coupé les contacts et que nous étions prêts à discuter, mais sérieusement et sur le fond. Ce qui ne peut pas être le cas quand l’interlocuteur ne veut pas remettre en cause la « philosophie générale » du projet de loi.

 

Je le confirme encore une fois, Force Ouvrière n’acceptera jamais l’inversion de la hiérarchie des normes. Cela concerne plusieurs articles du projet de loi et le gouvernement a différentes possibilités – s’il le veut – pour rétablir et garantir la négociation nationale de branche, sans blackbouler la négociation d’entreprise. Nous lui avons ainsi suggéré, depuis le début, plusieurs pistes. Ce fut encore le cas la semaine dernière lors d’un entretien avec la ministre du Travail, qui s’est montrée attentive. Et il y a les autres points, non acceptables en l’état, du projet (licenciements économiques, médecine du travail, référendum, accord de développement ou préservation de l’emploi).

 

Tant le Premier ministre que la ministre du Travail ont tout sur la table. À eux de choisir !

 

Ou ils continuent à se comporter comme des êtres capricieux, n’acceptant pas le dialogue, étant persuadés qu’ils ont raison tout seuls ou presque.

 

Ou ils deviennent responsables, acceptant de revoir leur posture et leur positionnement.

 

Vaut-il mieux écouter les majorités qui refusent le projet de loi en l’état ou, comme ils l’ont fait, demander conseil au gouvernement espagnol de M. Rajoy ?

 

Les soutiens que nous recevons des syndicats frères d’Europe sont la réponse.

 

Alors retrait ou retraitement, oui.

 

Maintien ou rafistolage, non. 

 

Retrouvez les éditoriaux de Jean-Claude Mailly sur force-ouvriere.fr

13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 12:08
RETRAIT DU PROJET DE LOI TRAVAIL
10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 15:06
Votation citoyenne sur www.force-ouvriere.fr