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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 13:08

Le secrétaire général de Force Ouvrière livre « sa » vérité sur la loi travail, «projet d’inspiration

néolibérale», dont il n’a pas obtenu le retrait.

« Les Apprentis sorciers. L’invraisemblable histoire de la loi travail », de Jean-Claude Mailly. Les liens qui libèrent. 125 pages, 12,50 euros.
 

Jean-Claude Mailly livre « sa » vérité sur la loi travail, cette « folle loi » qui a chamboulé les fondamentaux d’un code du travail qu’on a voulu réécrire à cause de sa « complexité », son « obésité » ou son « archaïsme », autant de « lieux communs visant à affaiblir les salariés alors que la subordination du travailleur devient de fait plus insidieuse et plus envahissante ».

 

Pour le secrétaire général de Force ouvrière (FO), cette « contre-réforme », au-delà des « ratés » de la méthode, a surtout taillé en pièces la sacro-sainte hiérarchie des normes, déjà écornée depuis 1982, permettant à un accord d’entreprise de déroger, en moins favorable, à une convention de branche sur le temps de travail. A juste titre, il relève que son syndicat – qu’il définit par un drôle de « ni-ni » : « ni chien de garde ni animal de compagnie » –, « a mis l’inversion de la hiérarchie des normes sur le devant de la scène. Tout le monde en parle alors que quelques mois auparavant, ce concept était un ovni ».

 

Acteur, derrière la CGT, de la plus forte contestation sociale du quinquennat, M. Mailly surjoue sa durée, ce qui lui permet de ne pas s’appesantir sur l’ampleur réelle de la mobilisation dans la rue. Mais il reconnaît honnêtement que la mayonnaise des grèves n’a pas pris.

 

Une pratique d’« apprentis sorciers »

 

Il voit dans le passage en force de ce « projet d’inspiration néolibérale », dont il n’a pas obtenu le retrait, une pratique d’« apprentis...


 
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 10:47

En guise d'éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 

Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

 

Extraits de l’interview de J.-C. Mailly au Parisien du 21 novembre 2016

 

Vous réglez vos comptes avec François Hollande ?
Jean-Claude Mailly. Ce n’est pas l’objet, mais j’ai trouvé toute la séquence de la loi Travail hallucinante. Sur la méthode, et surtout sur le fond. J’ai côtoyé trois présidents de la République : François Hollande est celui qui parle le plus du dialogue social et qui en fait le moins.

 

Il n’y avait pas matière à écrire un livre sous la présidence Sarkozy ?
Il ne s’est jamais dit de gauche ! La loi Travail, c’est le non-respect du code du travail, le passage en force avec le 49.3 pour imposer un projet ultraminoritaire. Comment est-ce possible, de la part d’un président de la République dit de gauche ? Un président qui en octobre 2015 s’est posé en rempart à l’inversion des normes et qui quatre mois plus tard l’impose dans le projet de loi ! François Hollande a menti par omission. Le social n’a jamais été sa tasse de thé. Il s’est coulé dans le moule d’une politique néolibérale, sans jamais l’assumer.

 

Vous semblez ménager Manuel Valls. Pourquoi ?
Pas spécialement. Malgré un comportement autoritaire, il a une culture républicaine. Il a exécuté ce que lui a demandé le président.

 

Vous accusez la CFDT de connivence avec le gouvernement. Un tel déballage peut-il réconcilier les salariés avec le syndicalisme ?
Avec Laurent Berger, nous avons deux conceptions très différentes du syndicalisme. J’affirme qu’il y a eu un deal entre le président de la République, les pouvoirs publics et la CFDT, ce n’est pas moi qui l’invente, c’est François Hollande lui-même qui me l’a dit.

 

Le seul qui trouve grâce à vos yeux, c’est Philippe Martinez, le patron de la CGT...
Ce n’est pas le seul. Qu’est-ce qui compte dans une relation avec un interlocuteur, que ce soit un syndicaliste, un politique, un patron, au-delà des positions de fond ? C’est de savoir si l’on peut avoir une relation de confiance. Pendant le conflit, Philippe Martinez et moi, on ne s’est pas fait de coup tordu.

 

Le fait d’être adhérent au PS n’a-t-il pas rendu les choses plus difficiles entre vous et François Hollande ?
Je suis adhérent, à titre personnel, comme l’étaient mes prédécesseurs. Ça ne change rien aux positions que je prends en tant que secrétaire général de FO. La preuve !

 

Propos recueillis par Catherine Gasté

 

Retrouvez les éditoriaux de Jean-Claude Mailly sur force-ouvriere.fr

24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 10:26

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 

Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)



 

La position commune CGT/CFDT/Medef/CGPME de 2008 sur la représentativité, qui a ensuite donné lieu à une loi, n’en finit pas de compliquer la vie !

 

Conçue, rappelons-le, pour modifier le paysage syndical, elle l’a encore, de fait, compliqué.

 

C’est le cas quand, parfois, le gouvernement invite à certaines réunions des organisations pourtant non représentatives nationalement.

 

C’est aussi le cas, actuellement, avec les élections TPE quand des organisations régionales peuvent, a priori, se présenter nationalement.

 

Le calendrier arrêté n’ayant pas anticipé les délais nécessaires en cas de pourvoi juridique, un tel pourvoi bouscule dès lors ce calendrier.

 

À l’instar d’autres organisations, Force Ouvrière a pris la décision de ne pas se pourvoir en cassation sur la question du Syndicat des travailleurs corses, pour ne pas chambouler le calendrier électoral.

 

Cela ne signifie pas, pour autant, que le problème est réglé, nous devrons revoir la question générale des critères syndicaux afin, demain, de ne pas permettre tout et n’importe quoi. Nous l’avons dit au ministère du Travail.

 

Un pourvoi ayant été déposé par une organisation, le calendrier est donc modifié : les élections dans les TPE auront donc lieu du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017 (20 janvier pour les votes par correspondance outre-mer).

 

Nous espérons – ce qui n’est pas évident – que cela n’aura pas pour conséquence moins de votants, tout en actant avec regret ce nouveau calendrier.

 

La campagne est donc, dans les faits, prolongée d’un mois. Nous devons la mettre à profit pour accroître notre information, nos contacts et nos visites.

 

La confédération prendra en compte ce changement pour le matériel de propagande.

 

Il importe, en effet, que les 4,6 millions de salariés des TPE soient respectés et puissent s’exprimer. Et quoi de mieux que de voter pour un syndicat libre, indépendant, pragmatique et exigeant dans son réformisme comme Force Ouvrière ! 

 

 

Retrouvez les éditoriaux de Jean-Claude Mailly

sur force-ouvriere.fr

18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 11:22

 

éditorial FO HEBDO du jeudi 17 novembre 2016

Jean Claude MAILLY

 

JPEG - 333 ko

 

 

Nombreux sont les commentaires, ici ou là, à la suite de la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine.

 

Longtemps donnée comme impossible, y compris dans son propre camp, elle est devenue réalité. Sans préjuger de la politique économique, sociale et diplomatique qui sera mise en œuvre, il n’en reste pas moins que ce résultat est ce que l’on pourrait appeler un résultat « anti-establishment » au sens large. Il agit comme un rejet, notamment dans ce qu’on appelle les classes moyennes, des politiques mises en place et de leurs conséquences en termes d’inégalités, de chômage, de dégradation des services publics ou de pouvoir d’achat.

 

C’est aussi un coup de semonce supplémentaire contre les modalités d’une mondialisation livrée aux marchés, dérégulée, où le court terme et l’appât du gain servent de boussole.

 

Les partisans de la pensée unique libérale qui vantent, par exemple, le faible taux de chômage aux États-Unis oublient consciemment que nombre de chômeurs ne s’inscrivent plus et qu’il y a des dizaines de millions d’Américains qui vivent sous le seuil de pauvreté !

 

C’est la même logique qui fut à l’œuvre au Royaume-Uni avec le Brexit. Nous verrons ce qu’il adviendra rapidement dans d’autres pays où des référendums ou élections sont programmés, tels que l’Italie, la France ou l’Allemagne.

 

Au risque de me répéter, les logiques d’austérité sont triplement suicidaires, socialement, économiquement et démocratiquement.

 

Et nous devons inlassablement, en restant à notre place, continuer à résister et à revendiquer plus de justice sociale, plus d’investissement public, des aides privées ciblées, une augmentation du pouvoir d’achat et une autre conception de l’Europe que celle, libérale et néoconservatrice, actuellement à l’œuvre. En la matière, les organisations syndicales européennes, dans le cadre de la Confédération européenne des syndicats, se sont récemment clairement exprimées.

 

Si les gouvernements européens ne réagissent pas et poursuivent leur logique restrictive, inégalitaire et austéritaire, c’est l’Europe qui implosera face notamment à la Russie, à la Chine et aux États-Unis, qui retrouvent leur allié anglais.

 

Comme le disait Gramsci : Le Vieux Monde se meurt, le Nouveau Monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent des monstres.

 

En tant que syndicat libre et indépendant qui, selon nos statuts, ne saurait être indifférent à la forme de l’État parce que le syndicalisme ne pourrait exister en dehors d’un régime démocratique, il nous appartient de dire les choses, de revendiquer, de proposer, de résister, de nous développer.

 

Militer c’est être optimiste parce que l’on peut, parce que l’on doit changer les choses.

 
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 16:55
9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 09:21

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 

Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

 

Pour toutes celles et ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué, la campagne présidentielle a démarré et cela ne donne pas le sentiment qu’elle passionne les foules, confrontées aux problèmes d’emploi, de pouvoir d’achat, de conditions de travail ou inquiètent pour l’avenir du service public républicain.

 

Entre les débats des primaires d’un côté et tous leurs « à-côtés », les tribulations diverses d’un autre côté, l’heure n’apparaît pas être celle des débats de fond afin de sortir le pays et l’Europe de la crise sociale, économique et démocratique.

 

Ainsi, alors que l’application du néolibéralisme a déjà montré son inefficacité, on voit poindre ici ou là une accentuation du traitement qui risque de laisser le malade sur le tapis.

 

On voit aussi poindre, ici ou là, des déclarations intempestives sur le syndicalisme ou le paritarisme, rendus responsables de tous les maux. En fait il s’agit d’un aveu d’impuissance de la part de leurs auteurs, en quête de boucs émissaires au point qu’ils ne semblent même plus avoir la conscience de ce qu’est et doit être la démocratie et le respect des libertés d’association et de négociation. Il est vrai que les périodes récentes, notamment la loi Travail, n’ont pas été – c’est le moins qu’on puisse en dire – synonymes de progrès, de démocratie et de courage vis-à-vis, notamment, des marchés financiers.

 

Quand on entend par ailleurs le président du Medef, en voyage en Chine, dire que la France est un pays communiste et la Chine un pays libéral, on se dit que tout est possible et qu’il y a effectivement des choses qui ne tournent pas rond.

 

Il ne manque plus que M. Gattaz publie un petit livre rouge !

 

Dans cette période alambiquée, il est important de garder son sang-froid, ses repères et ses principes. C’est notamment pourquoi, comme d’habitude, Force Ouvrière ne donnera aucune consigne de vote, directe ou indirecte, au premier comme au second tour de la présidentielle. Ce qui ne nous empêche pas de rappeler nos positions et analyses.

 

« On ne renverse pas la table » à coups de menton mais en osant traiter des vrais problèmes, ce qui impose de sortir, en France et en Europe, des rails du néolibéralisme.

 

Keynes, réveille-toi, ils sont devenus fous ! 

 
Retrouvez les éditoriaux de Jean-Claude Mailly sur force-ouvriere.fr
28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 11:06

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 

Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

 

Fin novembre sortira un livre en librairie sur la loi Travail, intitulé Les apprentis sorciers.

 

J’y ai consacré mes vacances d’été. Face à l’imposition d’un projet de loi multiminoritaire, au vu de la méthode utilisée, au regard du contenu de ce projet, face à la manière dont il a été adopté (49-3), je me suis senti le devoir d’analyser et de décrire les événements tels que je les ai vécus en tant que secrétaire général de Force Ouvrière.

 

C’est à la fois un témoignage et une explication de ce qui apparaît, aujourd’hui, comme un ovni politique dont les répercussions néfastes pour les salariés commencent à se faire sentir.

 

Ainsi, des entreprises veulent d’ores et déjà négocier sur les points du projet de loi d’application immédiate, car ne nécessitant pas de décret d’application.

 

Cette loi adoptée aux forceps restera, à n’en pas douter, dans les annales de ce qu’il ne faut pas faire. Elle est louangée par le président de la République, qui continue à la considérer comme une loi de progrès social. Ce qui prouve la déconnexion avec la réalité du monde du travail.

 

La semaine dernière, notre site Internet spécifique (info-syndicats.fr) est entré dans sa phase d’application.

 

Il appartient maintenant aux délégués et aux mandatés de l’alimenter.

 

Nous ne laissons pas tomber. Les recours juridiques sont prêts. Il est intolérable que le gouvernement bafoue quatre-vingts ans d’histoire sociale en plongeant tête baissée dans le néolibéralisme.

 

Je me devais de le dire.

 

Et l’on pourrait imaginer un autre titre : « Ce qu’un président ne devrait pas faire ! ».

 
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 09:56

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 

Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

 

Trois fédérations FO ont tenu leur congrès la semaine dernière : l’Action sociale, les Finances et l’Éducation-Culture, congrès auxquels j’ai participé.

 

Elles ont, comme notre récent Comité confédéral national, appuyé le comportement de la confédération, en particulier par rapport à la loi Travail, sur notre attachement aux valeurs républicaines et sur le respect de la liberté de comportement et de l’indépendance syndicale.

 

Dans les trois congrès, les militant(e)s ont aussi mis l’accent sur les questions de pouvoir d’achat, d’emploi, de restriction du service public et de dégradation importante des conditions de travail.

 

Comme nous ne cessons de le répéter, ce sont là les conséquences des politiques économiques et sociales d’austérité menées en Europe et dans chacun des pays membres.

 

Ces politiques laissent la main libre aux marchés financiers, favorisent la rente et les dividendes, pénalisent l’activité économique et, en France, fragilisent le respect des principes républicains.

 

Tordre le cou à ces politiques économiques est de plus en plus une nécessité économique, sociale et démocratique.

 

Le président de la République a tort, dans une interview la semaine dernière à L’Obs, de dire que lors de son arrivée à l’Élysée le pacte budgétaire européen était déjà signé.

 

Il avait en effet toujours la possibilité de demander sa renégociation, et ce, d’autant plus qu’il est passé plus tard au Parlement.

 

De fait, à cette époque, la France, deuxième puissance de la zone euro, était attendue par plusieurs pays et leur a en quelque sorte fait faux bond.

 

Nous ne commenterons pas les autres éléments de l’interview ni le livre d’entretiens publié par deux journalistes, qui fait couler beaucoup d’encre et suscite de nombreuses réactions.

 

Mais s’agissant de la loi Travail, nous confirmons que c’est une loi contraire aux intérêts des salariés et à l’application des valeurs républicaines, s’exprimant notamment depuis 1936 par le principe de faveur.

 

Nous ne sommes pas masochistes. Si cette loi était une loi de progrès social, nous la soutiendrions.

 

Sauf que c’est une loi de régression, raison pour laquelle nous demandons son abrogation. 

 

 
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 10:29

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière

 

Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

 

La machine à perdre de la croissance économique est toujours en marche. Aussi, l’activité économique cette année comme en 2017 risque d’être moins forte que précédemment annoncée.

 

Cela vaut pour la France comme pour l’Europe et sur le plan mondial.

 

Des événements comme le Brexit ou les tensions géopolitiques jouent, bien entendu. Mais l’insuffisance de la demande, donc de la consommation, le sous-investissement public et privé, les jeux spéculatifs tiennent une place importante.

 

Pour ne prendre qu’un exemple s’agissant de la France, le résultat coût/impact du CICE (Crédit d’impôt compétitivité emploi) mérite d’être relevé. S’agissant du coût global il s’élève, pour le budget de l’État, à 28 milliards d’euros.

 

Il a contribué à redresser les marges des entreprises, et en particulier des plus importantes. Nombre de sous-traitants ont quant à eux subi la pression de leur donneur d’ordres pour récupérer une partie de leur CICE.

 

Pour autant, le CICE n’a eu aucun effet mesurable sur l’innovation, la recherche- développement ou les exportations ! Ce qui était pourtant un objectif affiché.

 

Il n’a pas eu d’effet non plus sur les salaires. Quant à l’emploi, dans le meilleur des cas il aurait permis le maintien de 100 000 emplois, ce qui revient à 280 000 euros par emploi ! A contrario de ces aides générales, non ciblées sur les entreprises, aux effets d’aubaine importants, toutes les aides ciblées, conditionnées, ont, elles, des effets mesurables, y compris sur l’emploi, comme le montre notamment l’activité de la Banque publique d’investissement.

 

À nouveau, il nous faut donc dénoncer la logique néolibérale selon laquelle il faut réduire le coût du travail, la fiscalité, les droits sociaux, qui plus est en diminuant les dépenses publiques et sociales, pour que ça aille mieux demain.

 

Cette logique selon laquelle il faut aider les plus riches ou les plus gros pour que tout aille mieux s’appelle la logique du ruissellement. Ainsi, si on aide un riche en réduisant ses impôts, il consacrera cet argent à soutenir une entreprise qui, ainsi, pourra embaucher un pauvre !

 

Il y a une forme de cynisme dans une telle démarche.

 

Le ruissellement en question ne peut que conduire à l’orage social, économique et démocratique. 

 

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 15:35